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Bronchiolite du nourrisson : quand consulter un kiné respi ?

Reconnaître les signes, comprendre l'intérêt de la kiné respiratoire douce, et savoir quand l'hospitalisation devient nécessaire. Un guide pour les parents.

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Josua Kentros

Kinésithérapeute

22 mars 20266 min

Chaque automne, dès la mi-octobre, les premières bronchiolites apparaissent. À l'hiver, c'est le motif d'appel principal pour la kiné respiratoire pédiatrique. Les parents s'inquiètent — à juste titre — devant un bébé qui respire mal, qui mange moins, qui dort en pointillé.

Voici, en quelques minutes, ce qu'il faut savoir.

Qu'est-ce que la bronchiolite ?

La bronchiolite est une infection virale des petites voies respiratoires (les bronchioles) chez les enfants de moins de deux ans, surtout les nourrissons entre 2 et 8 mois. Le virus le plus fréquent est le VRS (virus respiratoire syncytial). Il commence comme un rhume puis descend vers les bronches en 48 à 72 heures.

L'inflammation et les sécrétions encombrent ces petites bronches. Le bébé respire vite, parfois siffle à l'expiration, présente une toux sèche puis grasse, et peut s'épuiser à téter ou à manger.

Les signes qui doivent alerter

Pour la majorité des bronchiolites, l'évolution est favorable en sept à dix jours. Quelques signes doivent cependant pousser à consulter rapidement :

  • Difficulté à manger ou à boire : le bébé refuse le biberon, prend moins de la moitié de sa ration habituelle.
  • Respiration rapide et sifflante, avec creusement entre les côtes ou sous le sternum.
  • Coloration anormale : lèvres ou pourtour de la bouche qui bleuissent (cyanose).
  • Pauses respiratoires ou somnolence inhabituelle.
  • Fièvre élevée et persistante au-delà de 38,5°C chez un nourrisson.

Devant l'un de ces signes, il faut consulter le médecin traitant ou les urgences pédiatriques sans attendre.

Que fait la kiné respiratoire ?

Quand le médecin prescrit de la kiné respiratoire, l'objectif est d'aider le bébé à mobiliser les sécrétions qu'il n'arrive pas à évacuer seul. Les techniques actuelles sont douces : on n'utilise plus le "clapping" (tapes sur le thorax), aujourd'hui abandonné par les recommandations.

À la place, j'utilise les techniques d'augmentation du flux expiratoire : une pression manuelle légère, coordonnée avec l'expiration du bébé, qui aide les sécrétions à remonter vers la gorge. Une fois remontées, elles sont avalées ou évacuées par la bouche.

La séance dure une vingtaine de minutes. Elle se termine souvent par un bébé qui respire visiblement mieux, qui peut à nouveau téter, qui s'endort profondément. Pour le parent, c'est aussi un moment d'observation : on apprend ensemble à reconnaître les signes d'encombrement, à dégager le nez efficacement, à savoir quand reconsulter.

Réagir vite en saison de bronchiolite

Chez le nourrisson, chaque jour compte. Un bébé pris en charge tôt mobilise plus facilement ses sécrétions et récupère plus vite. Le cabinet accueille les tout-petits dans une salle calme, à l'écart du passage, pour limiter la fatigue et l'exposition aux autres virus.

Pendant le pic épidémique d'automne et d'hiver, j'essaie de dégager un créneau le jour même quand un parent appelle pour un nourrisson en pleine crise. Le 0499 62 02 77 est ouvert pour ces demandes.

Une question fréquente : combien de séances ?

Cela dépend de l'intensité de la bronchiolite. Pour une forme légère à modérée, deux à quatre séances suffisent généralement, étalées sur quatre à six jours. Pour une forme plus sévère, on peut aller jusqu'à six ou huit séances. Le médecin traitant ou le pédiatre prescrivent généralement une série de séances renouvelables si nécessaire.

Et si le bébé fait des bronchiolites à répétition ?

Certains nourrissons enchaînent plusieurs épisodes au cours du même hiver. Cela ne signifie pas forcément qu'il y a une "maladie sous-jacente", mais cela mérite une discussion avec le pédiatre : terrain atopique familial, prématurité, garde collective, tabagisme passif sont des facteurs à évaluer. La kiné respiratoire reste utile à chaque épisode, mais la prévention passe aussi par l'hygiène de l'environnement.

Si vous avez le moindre doute, ne restez pas seul avec votre inquiétude. Le médecin traitant est le premier réflexe. La kiné respiratoire, sur prescription, intervient en complément pour soulager le bébé et accélérer la récupération.

Mots-clés

bronchiolitekiné respiratoirenourrissonpédiatrie
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L'auteur

Josua Kentros

Kinésithérapeute · INAMI 1-55940-64-527

Josua Kentros exerce au cabinet Josteo à Trazegnies depuis l’installation. Spécialiste de la rééducation musculo-squelettique, post-opératoire, respiratoire pédiatrique et sénior. Conventionné INAMI, dans la région de Charleroi.

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